Rapport de bataille du 16 mai 2025
Publié : 19 mai 2025, 03:12
Au cours de cette séance, nous avons mené une bataille à deux contre deux en suivant le format TWERKE (2 joueurs par équipe, 1000 points d’armée chacun sans doublons sauf lignes) sur un layout conventionné (FEQ saison 2024-2025, Scénario 2, Mission C, Linchpin/Fog of War/Tipping point, Table 4).
La bataille s’inscrivait tout à fait dans le genre des parties compétitives. Cependant, j’ai eu envie de me livrer à l’exercice d’en ressortir un rapport de bataille narratif et s’inscrivant dans le style de continuité des parties de croisade livrées cette année à l’association. Une tâche rendue aisée par le choix d’alliances des factions de chaque joueurs cohérent avec l’univers.
J’ai allègrement choisi et mis des noms là où cela m’arrangeait, j’espère que mes partenaires ne m’en voudront pas d’avoir pris ces libertés !
En espérant la lecture vous plaise.

++Message Gamma-387.149/1++
+Transit//Flotte-sectorielle-Pacificus--Amirale Edmedia Nullbach//Choeur-N#1018.1+
+Pacificus//Femeris//4.118.0//Argosia//Subsidence de Balthar+
+Auteur//~H~//SaintClair/
+Adeptus//Administratum~/
+Ordo//Historitor~/
//Décryptage astral//
++Clef-Astropathique//#V4STH0666//TYR-45-brèche-warp-class-Alpha//CAD-18.2025++
+++ Rapport de bataille +++
//Datation//5/373/025.M42//
//Classe//Consilium moderatum//
//Censure//Non/
Faits constatés et relatés par E.Saint-Clair, historitor détaché au service de la Lance Antonyn par la volonté de Son fils honoré vengeur, grand codificateur, seigneur commandeur, maître du Senatorum, dont nous tenons Notre office.
Déploiement sur Argosia [Femeris//4.118.] :
Conformément aux registres et manifestes de mobilisation précédement relatés la lance solaire Antonyn s’est rendue aux confins du septième cadran du secteur Femeris. Des difficultés ont été rencontrées par la colonie minière d’Argosia. Cette planète aride exploite depuis un millénaire le prométhium issu d’un âge géologique ayant permi à une vie abondante de proliférer à sa surface.
Profitant du détournement d’attention dû à l’invasion xéno sur les routes de ravitaillement les pillards xénos de la Ligue Thurienne ont établi un avant-poste dans les pans les plus reculés de la planète. Cependant les demandes d’aide formulées par le magnificat d’Argosia faisaient état d’une invasion xéno nouvelle. A notre arrivée les prognosticars confirmèrent une occupation necrontyr du sous-sol de la planète.
Le compagnon capitain rempart Antonyn prit aussitôt le commandement des forces de défense, comme le veux la coutume, et ordonna le déploiement des forces de la Lance Solaire, composée de régiments de l’astra militarum (notamment des régiments d’éclaireurs de Krieg), de quelques chevaliers impériaux (Maison non référencée) et de frères et soeurs de la garde Custodienne.
Au cours des premières semaines d’enquête et déploiement plusieurs émissaires et exploitants squats furent passés à la question. Il semblait que le chef (voir référence: Khâl, Livre III, Ch. IV, Index Xéno de Berthold le transitant) de cette ligue ait passé un accord avec un certain “Nemezor” stipulant qu’une part de l’antique trésor des necrontyrs serait laissé aux squats si ces derniers l’aidaient à repousser l’implantation impériale sur ce monde.
La Myrmidia Fetiale du Mechanicus affirmait avoir déjà combattu les necrontyr, ces derniers devaient s’être éveillés récemment et recoururent à cette aide extérieur afin de pallier leur manque de troupe. Fort de ces considérations le capitaine rempart ordonna de nombreuses attaques sur les plus profonds puits miniers ainsi que des mesures visant à sécuriser les routes vers les plateaux arides d’Adamus, où se trouvaient les avant-postes des squats mais abritant également une importante source d’énergie enfouie d’après les relevés orbitaux.
Six semaines après le débarquement sur Argosia, les forces impériales subissaient un harcèlement permanent. Nous référencions un nombre croissant de centaures cybernétiques accompagnant les pionniers squats, de jour en jour plus de necrontyrs se levaient. Nous calculâmes le point de débordement des forces en station sur ce monde. Le capitaine Antonyn était conscient qu’aucune force de combat ne pourrait venir en renfort avant au moins plusieurs semaines et que toutes étaient accaparées par des missions plus urgentes dans le secteur. Il prit la décision de focaliser les fortifications dans la Subsidence de Balthar. Estimant qu’à cet emplacement les xénos seraient vulnérables, s’ils subissaient suffisamment de pertes le capitaine pourrait lancer un assaut aéroporté sur le plateau d’Adamus, bombarder les installations squats et sceller les entrées des complexes du plateau avant de placer des charges sismiques pour écraser les tombes necrontyrs.
Cependant, les forces mobilisées dans cette opération entraîneraient un risque conséquent en cas de pertes majeures ou de débordement de la Subsidence. Auquel cas le capitaine prévut un calendrier d’évacuation d’Argosia, de ses hommes, son matériel et ses stocks de prométhium prêts au transit.
La fraction 373 fut désignée comme référence zéro pour le temps de l’opération. Un vent du sud charriant sable et ferrites vint brouiller les auspex et perturba le vox une heure avant l’assaut ennemi.
Les friches industrielles portaient encore les stigmates des bombardements de l’avancée des semaines précédentes. Le maréchal Drier posta des équipes de lance-flammes appuyées par un détachement d’auxiliaires Ogryns sur le flanc Ouest tandis que des grenadiers furent postés sur le flanc Est, près de sa propre compagnie de cavaliers de la mort. Plusieurs pelotons de combattants de siège habitués aux tranchées furent déployés en arrière sur la ligne de repli. Tandis que le soutien de deux harnois Armigères renforça chaque flanc du dispositif impérial. Le capitaine Antonyn garda pour lui-même et ses frères la lourde tâche de fixer l’avancée ennemie au centre de la Subsidence. L’aquila dorée des gardiens du trône ne disputait son éclat qu’aux propulseurs des montures dorées des Praetors prêts à jaillir d’un ancien dépôt d’explosifs éventré. Les puissants Allarus, semblables aux antiques dieux de la guerre de la lointaine Terra, se tenaient près de leur commandant, attendant que l’ennemi daigne se montrer.
Le piège fonctionna, moins d’une heure plus tard les auspex se couvrirent de signaux. Les squats avançaient à couvert des ruines et des perturbations magnétiques. Nous n’avions pas perçu leur avancée, en sus des chasseurs et de leurs guerriers postés à l’Est, nous aperçûmes quelques pionniers dressés sur leurs motos au sud ainsi que des astro-véhicules de petite taille. Quant aux Necrontyrs, ils parurent sortir du vent, jaillissant du sable : nous vîmes une phalange d’immortels avancer droit au centre de la Subsidence. Des machines de guerre mécaniques dominant les bâtiments alentours du haut de pattes articulées, avançant méthodiquement. J’entendis également la conversion d’un chevalier ayant aperçu une arche semblable à une cage thoracique avançant sans bruit au-dessus du sol, un grand noyau énergétique illuminant ses instruments.
Nous fûmes pris de court par l’initiative de l’ennemi, prenant du terrain à couvert. Le premier coup porté fut un faisceau d’énergie antique qui engloutit une partie de la compagnie de cavaliers de la mort venue de l’autre bout du champ de bataille. L’arche du jugement dernier ainsi que le construct canoptek s’en donnaient à cœur joie, faisant disparaître les malheureux cavaliers exposés sur la colline. En retour, l’avancée d’un véhicule léger chargé de berserkr cthoniens fut anticipée par les valeureux servants des batteries de lance-flammes. Habitués à cueillir l’ennemi dès qu’il se présente, le barrage de flammes engloutit le transport en noircissant l’entièreté de son blindage.
Le capitaine eut le sentiment que nos ennemis ne s’étaient pas totalement révélés. Il prit cependant la décision d’aller déloger la phalange centrale en envoyant ses frères gardiens. Une fois parvenus à découvert, quelques tirs éraflèrent leurs armures tandis qu’ils arrivèrent au contact des immortels, causant un véritable carnage dans leurs rangs, le premier maître des lames de leur compagnie exécutant sobrement le cryptek menant la phalange. Un seul des frères eut le loisir de se frayer un chemin derrière les ruines, mettant immédiatement à jour l’ordre de bataille en ajoutant des destroyers au déploiement ennemi alors qu’il éventrait le transport Sagittaire des Squats de sa hache énergétique.
Le malheureux frère fut cependant englouti par la fureur des berserkers surgissant de la carlingue calcinée. Malgré ses siècles d’expérience et l’exécution parfaite des anciens Kata, l’ennemi était trop nombreux et brutal, mettant en pièce le brave gardien à coups de haches magmatiques.
Sur le flanc Est, l’Armigère s’avança au détour d’un pan de murs écroulés et fut surpris par une bande de constructs serpentins dirigés par un Techmancien. Aussitôt, des alertes de proximité s’enclenchèrent dans son trône de commande alors que le Khâl verrouilla toutes les armes des guerriers embusqués sur sa machine. L’armure chargea dans un déluge de tirs de fusion, bien qu’elle réussît à atteindre les canopteks, ces spectres méritèrent leur nom, se dématérialisant à l’impact des jets de gaz surchauffés et passant au travers des murs pour éviter la charge. L’impact de l’armure fut ainsi grandement diminué. De plus, l’un des énormes serpents mécaniques écrasé sous sa jambe hydraulique fut reconstitué sous les yeux ahuris du chevalier par les scarabées émanant du cryptek. Cependant, cet artifice ne dura guère longtemps alors que les Praetors Custodiens surgirent d’au-dessus des ruines pour pourfendre le faiseur de prodiges qui disparut dans une brume quantique orangée.
Par vengeance, les squats avancèrent en canardant les motojets des gardes auriques sans prêter attention à l’Armigère. Avant que celle-ci ne se retourne pour les entrer dans son vecteur de tir, l’arche du jugement dernier apparut au coin du bâtiment. Une lumière aveuglante fit éclater le mur d’un rai orangeâtre intense. Les boucliers ioniques, totalement dépassés par la surcharge soudaine, fondirent instantanément. Les champs baissés, le rayon mortel frappa l’armure et transperça le mecha, transformant l’essentiel de son torse en rayons alpha.
Les gardiens, quant à eux, étaient aux prises avec les immortels, portant bien leur nom, ces derniers se relevaient aussi vite que les gardiens ne les abattaient. La faute en revenait à l’un des hauts constructs canopteks dressé sur échasses. Toutefois, à l’Ouest les combats semblaient prendre une meilleure tournure, les kriegers réussissant à fixer les squats en incinérant quelques-uns au passage tandis que le chevalier impérial restant oblitérait quelques squats de sa lance thermique, consommant cependant trop d’énergie pour pouvoir lancer une charge contre les Yeaggirs squats.
Profitant de sa position découverte, les pionniers Herknnogs surgirent des collines en pilonnant l’exo-armure, quelques tirs aussi chanceux que violents parvenant à disloquer le trône de commandement, réduisant son pilote à l’impuissance. Les Yeaggirs, profitant de l’ouverture, s’avancèrent vers les équipes de siège de Krieg, ces derniers ne réagirent pas à temps pour délivrer leurs flammes et furent mitraillés sans pitié par les xénos. Les ogryns, placés en embuscade pour couvrir ce cas de figure, se jetteraient bientôt à l’assaut. En parallèle, d’autres squats apparurent dans une onde de pression ionisée, ces derniers arborant des armures imposantes bardées d’armes et prêts à en découdre.
Au centre, le capitaine Antonyn rejoignit le combat, ses compagnons Allarus s’étant dispersés pour parer tous mouvements de revers. Ses frères et lui prélevèrent un lourd tribut aux Necrontyrs, parvenant à briser les derniers immortels malgré la pluie de nanites de réanimation. Les berserkers furent eux aussi taillés en pièce mais non sans livrer un combat dément, chacun d’eux poursuivant le corps à corps malgré les membres tranchés et leurs corps transpercés de part en part. Mais le serviteur du Trône n’eut pas le temps de s’émouvoir de la résilience de ces aliens qu’il recevait d’inquiétants rapports de l’Ouest.
Là-bas, les spectres canopteks se matérialisèrent dans le corps même d’un Praetor, lui infligeant de terribles blessures. Les faisceaux d’énergie et les armes des squats laissèrent seul le capitaine cavalier Khernovix qui s’empressa de rejoindre les custodiens survivants en une retraite acrobatique parfaite. La voie laissée libre, les grenadiers du 16ème corps des tunneliers de Krieg lâchèrent une pluie d’éclats sur les spectres, réduisant ces derniers en pièces détachées sous tant de violence et d’explosifs. Cependant, ces échanges de tirs tournèrent rapidement au désavantage des gardes de Krieg. Les côtés de l’arche ainsi que les lumières destructrices des maraudeurs canopteks pointaient à travers les ruines tandis que les grenadiers et la cavalerie de Krieg étaient cloués sur place par des tirs croisés des squats. N’y comprenant goutte, le Maréchal Drier fut surpris de retrouver les montures des pionniers nains dans le dos de son peloton bientôt décimé. Comble de l’ironie, les cavaliers de la mort essuyèrent l’assaut des guerriers squats se jetant sans retenue au corps à corps. Bientôt le sol fut couvert du sang des bêtes et des hommes ainsi que de la cendre radioactive des corps désintégrés.
De l’autre côté de la Subsidence, les ogryns étaient parvenus à abattre un bon nombre de guerriers squats sous le regard stoïque de leur Khâl et de sa garde d’honneur en armure Einhyr. Ce qui aurait glacé d’effroi les humains plus sensés.
Constant du débordement de toute part de sa ligne, la destruction des chevaliers et la mort de cinq de ses frères et sœurs, le capitaine Antonyn conclut rapidement que cette bataille ne pouvait plus être gagnée. Alors que la Vexillus Praetor Amarylline dégageait son arme d’un dernier centaure cybernétique, la retraite fut ordonnée. Et c’est sans perdre un instant qu’Antonyn et les siens disparurent dans une pluie d’étincelles dorées.
Fort de ces derniers ordres, les officiers présents donnèrent le meilleur d’eux-mêmes, se sacrifiant pour qu’un maximum de soldats rejoignent les itinéraires de fuite. Quelle ne fut pas la surprise du colonel Marrund de voir le corps du Maréchal Drier traîné hors des combats par sa monture augmentée. Le commandant était certes grièvement blessé mais toujours en vie. N’acceptant de recevoir que des stimulants de combat pour tous soins, le seigneur maréchal se redressa et prit la tête de l’opération. Permettant à la majorité des gardes impériaux de quitter la Subsidence, que ce soit en un seul ou plusieurs morceaux.
Une retraite en bonne et due forme :
De retour au téléportarium de l’Imperator Somnium, le capitaine put s’assurer de la bonne exécution de son plan de retrait de la planète. Argosia n’était plus un monde défendable à moyen terme, le coût nécessaire en vie et en matériel pour conserver cette planète s’avérerait désormais trop grand par rapport à ses bénéfices. D’autres systèmes situés plus proches des voies de transit seraient plus utiles en tant que port d’escale. Et son précieux prométhium abondait sur d’autres mondes et pouvait être importé. En définitive, les adeptes Logii estimaient à raison que ces vies seraient bien mieux sacrifiées à ralentir l’avancée des flottes Tyranides dans l’Est du secteur plutôt que gâchées sur cet astre appartenant aux franges secondaires du secteur.
Commentaire ultérieur :
Je peux témoigner de la sagesse dont le capitaine Antonyn a fait preuve dans sa décision. Après la bataille de la Subsidence de Balthar, seuls trente-deux affrontements mineurs et escarmouches furent recensés.
Naturellement, ce monde devrait être reconquis par les armées de l’Empereur aussitôt que la crise actuelle sera résolue d’après notre éclairé commandeur.
Nous avons toutefois laissé un grand nombre de sondes et balises dans le système d’Argosia après notre départ, les données recueillies semblent indiquer que plusieurs astres de taille modeste ont disparu du système. De plus, la surface de la planète aurait connu des modifications telluriques notables.
Il semblerait que les Necrontyr de cette dynastie non recensée aient tenu parole au vu de l’absence de combats terrestres et spatiaux. De plus, les signatures énergétiques des quelques vaisseaux de classe démiurge détectées lors de notre séjour ont été de nouveau captées dans d’autres systèmes au cours de soixante-dix jours standards suivant l’heure zéro.
Nous nous dirigeons actuellement vers l’amas de Fernus à 115 années-lumière de là, la transmission astropathique de ce rapport risque d’être délayée en raison des perturbations dues à l’invasion Tyranide de l’amas.
Ce qui a été vu fut écrit,
Selon SA volonté.
Historitos Majoris,
Classe Primus,
Émile Saint-Clair.
+Commande-Archivage+
+Ordo//Historitor~/
+Classe//Consilium moderatum//
++Registre//AD//MUN/Militarum/P/F6/42.025/CM/218
+++FIN DE TRANSMISSION+++






La bataille s’inscrivait tout à fait dans le genre des parties compétitives. Cependant, j’ai eu envie de me livrer à l’exercice d’en ressortir un rapport de bataille narratif et s’inscrivant dans le style de continuité des parties de croisade livrées cette année à l’association. Une tâche rendue aisée par le choix d’alliances des factions de chaque joueurs cohérent avec l’univers.
J’ai allègrement choisi et mis des noms là où cela m’arrangeait, j’espère que mes partenaires ne m’en voudront pas d’avoir pris ces libertés !
En espérant la lecture vous plaise.

++Message Gamma-387.149/1++
+Transit//Flotte-sectorielle-Pacificus--Amirale Edmedia Nullbach//Choeur-N#1018.1+
+Pacificus//Femeris//4.118.0//Argosia//Subsidence de Balthar+
+Auteur//~H~//SaintClair/
+Adeptus//Administratum~/
+Ordo//Historitor~/
//Décryptage astral//
++Clef-Astropathique//#V4STH0666//TYR-45-brèche-warp-class-Alpha//CAD-18.2025++
+++ Rapport de bataille +++
//Datation//5/373/025.M42//
//Classe//Consilium moderatum//
//Censure//Non/
Faits constatés et relatés par E.Saint-Clair, historitor détaché au service de la Lance Antonyn par la volonté de Son fils honoré vengeur, grand codificateur, seigneur commandeur, maître du Senatorum, dont nous tenons Notre office.
Déploiement sur Argosia [Femeris//4.118.] :
Conformément aux registres et manifestes de mobilisation précédement relatés la lance solaire Antonyn s’est rendue aux confins du septième cadran du secteur Femeris. Des difficultés ont été rencontrées par la colonie minière d’Argosia. Cette planète aride exploite depuis un millénaire le prométhium issu d’un âge géologique ayant permi à une vie abondante de proliférer à sa surface.
Profitant du détournement d’attention dû à l’invasion xéno sur les routes de ravitaillement les pillards xénos de la Ligue Thurienne ont établi un avant-poste dans les pans les plus reculés de la planète. Cependant les demandes d’aide formulées par le magnificat d’Argosia faisaient état d’une invasion xéno nouvelle. A notre arrivée les prognosticars confirmèrent une occupation necrontyr du sous-sol de la planète.
Le compagnon capitain rempart Antonyn prit aussitôt le commandement des forces de défense, comme le veux la coutume, et ordonna le déploiement des forces de la Lance Solaire, composée de régiments de l’astra militarum (notamment des régiments d’éclaireurs de Krieg), de quelques chevaliers impériaux (Maison non référencée) et de frères et soeurs de la garde Custodienne.
Au cours des premières semaines d’enquête et déploiement plusieurs émissaires et exploitants squats furent passés à la question. Il semblait que le chef (voir référence: Khâl, Livre III, Ch. IV, Index Xéno de Berthold le transitant) de cette ligue ait passé un accord avec un certain “Nemezor” stipulant qu’une part de l’antique trésor des necrontyrs serait laissé aux squats si ces derniers l’aidaient à repousser l’implantation impériale sur ce monde.
La Myrmidia Fetiale du Mechanicus affirmait avoir déjà combattu les necrontyr, ces derniers devaient s’être éveillés récemment et recoururent à cette aide extérieur afin de pallier leur manque de troupe. Fort de ces considérations le capitaine rempart ordonna de nombreuses attaques sur les plus profonds puits miniers ainsi que des mesures visant à sécuriser les routes vers les plateaux arides d’Adamus, où se trouvaient les avant-postes des squats mais abritant également une importante source d’énergie enfouie d’après les relevés orbitaux.
Six semaines après le débarquement sur Argosia, les forces impériales subissaient un harcèlement permanent. Nous référencions un nombre croissant de centaures cybernétiques accompagnant les pionniers squats, de jour en jour plus de necrontyrs se levaient. Nous calculâmes le point de débordement des forces en station sur ce monde. Le capitaine Antonyn était conscient qu’aucune force de combat ne pourrait venir en renfort avant au moins plusieurs semaines et que toutes étaient accaparées par des missions plus urgentes dans le secteur. Il prit la décision de focaliser les fortifications dans la Subsidence de Balthar. Estimant qu’à cet emplacement les xénos seraient vulnérables, s’ils subissaient suffisamment de pertes le capitaine pourrait lancer un assaut aéroporté sur le plateau d’Adamus, bombarder les installations squats et sceller les entrées des complexes du plateau avant de placer des charges sismiques pour écraser les tombes necrontyrs.
Cependant, les forces mobilisées dans cette opération entraîneraient un risque conséquent en cas de pertes majeures ou de débordement de la Subsidence. Auquel cas le capitaine prévut un calendrier d’évacuation d’Argosia, de ses hommes, son matériel et ses stocks de prométhium prêts au transit.
La fraction 373 fut désignée comme référence zéro pour le temps de l’opération. Un vent du sud charriant sable et ferrites vint brouiller les auspex et perturba le vox une heure avant l’assaut ennemi.
Les friches industrielles portaient encore les stigmates des bombardements de l’avancée des semaines précédentes. Le maréchal Drier posta des équipes de lance-flammes appuyées par un détachement d’auxiliaires Ogryns sur le flanc Ouest tandis que des grenadiers furent postés sur le flanc Est, près de sa propre compagnie de cavaliers de la mort. Plusieurs pelotons de combattants de siège habitués aux tranchées furent déployés en arrière sur la ligne de repli. Tandis que le soutien de deux harnois Armigères renforça chaque flanc du dispositif impérial. Le capitaine Antonyn garda pour lui-même et ses frères la lourde tâche de fixer l’avancée ennemie au centre de la Subsidence. L’aquila dorée des gardiens du trône ne disputait son éclat qu’aux propulseurs des montures dorées des Praetors prêts à jaillir d’un ancien dépôt d’explosifs éventré. Les puissants Allarus, semblables aux antiques dieux de la guerre de la lointaine Terra, se tenaient près de leur commandant, attendant que l’ennemi daigne se montrer.
Le piège fonctionna, moins d’une heure plus tard les auspex se couvrirent de signaux. Les squats avançaient à couvert des ruines et des perturbations magnétiques. Nous n’avions pas perçu leur avancée, en sus des chasseurs et de leurs guerriers postés à l’Est, nous aperçûmes quelques pionniers dressés sur leurs motos au sud ainsi que des astro-véhicules de petite taille. Quant aux Necrontyrs, ils parurent sortir du vent, jaillissant du sable : nous vîmes une phalange d’immortels avancer droit au centre de la Subsidence. Des machines de guerre mécaniques dominant les bâtiments alentours du haut de pattes articulées, avançant méthodiquement. J’entendis également la conversion d’un chevalier ayant aperçu une arche semblable à une cage thoracique avançant sans bruit au-dessus du sol, un grand noyau énergétique illuminant ses instruments.
Nous fûmes pris de court par l’initiative de l’ennemi, prenant du terrain à couvert. Le premier coup porté fut un faisceau d’énergie antique qui engloutit une partie de la compagnie de cavaliers de la mort venue de l’autre bout du champ de bataille. L’arche du jugement dernier ainsi que le construct canoptek s’en donnaient à cœur joie, faisant disparaître les malheureux cavaliers exposés sur la colline. En retour, l’avancée d’un véhicule léger chargé de berserkr cthoniens fut anticipée par les valeureux servants des batteries de lance-flammes. Habitués à cueillir l’ennemi dès qu’il se présente, le barrage de flammes engloutit le transport en noircissant l’entièreté de son blindage.
Le capitaine eut le sentiment que nos ennemis ne s’étaient pas totalement révélés. Il prit cependant la décision d’aller déloger la phalange centrale en envoyant ses frères gardiens. Une fois parvenus à découvert, quelques tirs éraflèrent leurs armures tandis qu’ils arrivèrent au contact des immortels, causant un véritable carnage dans leurs rangs, le premier maître des lames de leur compagnie exécutant sobrement le cryptek menant la phalange. Un seul des frères eut le loisir de se frayer un chemin derrière les ruines, mettant immédiatement à jour l’ordre de bataille en ajoutant des destroyers au déploiement ennemi alors qu’il éventrait le transport Sagittaire des Squats de sa hache énergétique.
Le malheureux frère fut cependant englouti par la fureur des berserkers surgissant de la carlingue calcinée. Malgré ses siècles d’expérience et l’exécution parfaite des anciens Kata, l’ennemi était trop nombreux et brutal, mettant en pièce le brave gardien à coups de haches magmatiques.
Sur le flanc Est, l’Armigère s’avança au détour d’un pan de murs écroulés et fut surpris par une bande de constructs serpentins dirigés par un Techmancien. Aussitôt, des alertes de proximité s’enclenchèrent dans son trône de commande alors que le Khâl verrouilla toutes les armes des guerriers embusqués sur sa machine. L’armure chargea dans un déluge de tirs de fusion, bien qu’elle réussît à atteindre les canopteks, ces spectres méritèrent leur nom, se dématérialisant à l’impact des jets de gaz surchauffés et passant au travers des murs pour éviter la charge. L’impact de l’armure fut ainsi grandement diminué. De plus, l’un des énormes serpents mécaniques écrasé sous sa jambe hydraulique fut reconstitué sous les yeux ahuris du chevalier par les scarabées émanant du cryptek. Cependant, cet artifice ne dura guère longtemps alors que les Praetors Custodiens surgirent d’au-dessus des ruines pour pourfendre le faiseur de prodiges qui disparut dans une brume quantique orangée.
Par vengeance, les squats avancèrent en canardant les motojets des gardes auriques sans prêter attention à l’Armigère. Avant que celle-ci ne se retourne pour les entrer dans son vecteur de tir, l’arche du jugement dernier apparut au coin du bâtiment. Une lumière aveuglante fit éclater le mur d’un rai orangeâtre intense. Les boucliers ioniques, totalement dépassés par la surcharge soudaine, fondirent instantanément. Les champs baissés, le rayon mortel frappa l’armure et transperça le mecha, transformant l’essentiel de son torse en rayons alpha.
Les gardiens, quant à eux, étaient aux prises avec les immortels, portant bien leur nom, ces derniers se relevaient aussi vite que les gardiens ne les abattaient. La faute en revenait à l’un des hauts constructs canopteks dressé sur échasses. Toutefois, à l’Ouest les combats semblaient prendre une meilleure tournure, les kriegers réussissant à fixer les squats en incinérant quelques-uns au passage tandis que le chevalier impérial restant oblitérait quelques squats de sa lance thermique, consommant cependant trop d’énergie pour pouvoir lancer une charge contre les Yeaggirs squats.
Profitant de sa position découverte, les pionniers Herknnogs surgirent des collines en pilonnant l’exo-armure, quelques tirs aussi chanceux que violents parvenant à disloquer le trône de commandement, réduisant son pilote à l’impuissance. Les Yeaggirs, profitant de l’ouverture, s’avancèrent vers les équipes de siège de Krieg, ces derniers ne réagirent pas à temps pour délivrer leurs flammes et furent mitraillés sans pitié par les xénos. Les ogryns, placés en embuscade pour couvrir ce cas de figure, se jetteraient bientôt à l’assaut. En parallèle, d’autres squats apparurent dans une onde de pression ionisée, ces derniers arborant des armures imposantes bardées d’armes et prêts à en découdre.
Au centre, le capitaine Antonyn rejoignit le combat, ses compagnons Allarus s’étant dispersés pour parer tous mouvements de revers. Ses frères et lui prélevèrent un lourd tribut aux Necrontyrs, parvenant à briser les derniers immortels malgré la pluie de nanites de réanimation. Les berserkers furent eux aussi taillés en pièce mais non sans livrer un combat dément, chacun d’eux poursuivant le corps à corps malgré les membres tranchés et leurs corps transpercés de part en part. Mais le serviteur du Trône n’eut pas le temps de s’émouvoir de la résilience de ces aliens qu’il recevait d’inquiétants rapports de l’Ouest.
Là-bas, les spectres canopteks se matérialisèrent dans le corps même d’un Praetor, lui infligeant de terribles blessures. Les faisceaux d’énergie et les armes des squats laissèrent seul le capitaine cavalier Khernovix qui s’empressa de rejoindre les custodiens survivants en une retraite acrobatique parfaite. La voie laissée libre, les grenadiers du 16ème corps des tunneliers de Krieg lâchèrent une pluie d’éclats sur les spectres, réduisant ces derniers en pièces détachées sous tant de violence et d’explosifs. Cependant, ces échanges de tirs tournèrent rapidement au désavantage des gardes de Krieg. Les côtés de l’arche ainsi que les lumières destructrices des maraudeurs canopteks pointaient à travers les ruines tandis que les grenadiers et la cavalerie de Krieg étaient cloués sur place par des tirs croisés des squats. N’y comprenant goutte, le Maréchal Drier fut surpris de retrouver les montures des pionniers nains dans le dos de son peloton bientôt décimé. Comble de l’ironie, les cavaliers de la mort essuyèrent l’assaut des guerriers squats se jetant sans retenue au corps à corps. Bientôt le sol fut couvert du sang des bêtes et des hommes ainsi que de la cendre radioactive des corps désintégrés.
De l’autre côté de la Subsidence, les ogryns étaient parvenus à abattre un bon nombre de guerriers squats sous le regard stoïque de leur Khâl et de sa garde d’honneur en armure Einhyr. Ce qui aurait glacé d’effroi les humains plus sensés.
Constant du débordement de toute part de sa ligne, la destruction des chevaliers et la mort de cinq de ses frères et sœurs, le capitaine Antonyn conclut rapidement que cette bataille ne pouvait plus être gagnée. Alors que la Vexillus Praetor Amarylline dégageait son arme d’un dernier centaure cybernétique, la retraite fut ordonnée. Et c’est sans perdre un instant qu’Antonyn et les siens disparurent dans une pluie d’étincelles dorées.
Fort de ces derniers ordres, les officiers présents donnèrent le meilleur d’eux-mêmes, se sacrifiant pour qu’un maximum de soldats rejoignent les itinéraires de fuite. Quelle ne fut pas la surprise du colonel Marrund de voir le corps du Maréchal Drier traîné hors des combats par sa monture augmentée. Le commandant était certes grièvement blessé mais toujours en vie. N’acceptant de recevoir que des stimulants de combat pour tous soins, le seigneur maréchal se redressa et prit la tête de l’opération. Permettant à la majorité des gardes impériaux de quitter la Subsidence, que ce soit en un seul ou plusieurs morceaux.
Une retraite en bonne et due forme :
De retour au téléportarium de l’Imperator Somnium, le capitaine put s’assurer de la bonne exécution de son plan de retrait de la planète. Argosia n’était plus un monde défendable à moyen terme, le coût nécessaire en vie et en matériel pour conserver cette planète s’avérerait désormais trop grand par rapport à ses bénéfices. D’autres systèmes situés plus proches des voies de transit seraient plus utiles en tant que port d’escale. Et son précieux prométhium abondait sur d’autres mondes et pouvait être importé. En définitive, les adeptes Logii estimaient à raison que ces vies seraient bien mieux sacrifiées à ralentir l’avancée des flottes Tyranides dans l’Est du secteur plutôt que gâchées sur cet astre appartenant aux franges secondaires du secteur.
Commentaire ultérieur :
Je peux témoigner de la sagesse dont le capitaine Antonyn a fait preuve dans sa décision. Après la bataille de la Subsidence de Balthar, seuls trente-deux affrontements mineurs et escarmouches furent recensés.
Naturellement, ce monde devrait être reconquis par les armées de l’Empereur aussitôt que la crise actuelle sera résolue d’après notre éclairé commandeur.
Nous avons toutefois laissé un grand nombre de sondes et balises dans le système d’Argosia après notre départ, les données recueillies semblent indiquer que plusieurs astres de taille modeste ont disparu du système. De plus, la surface de la planète aurait connu des modifications telluriques notables.
Il semblerait que les Necrontyr de cette dynastie non recensée aient tenu parole au vu de l’absence de combats terrestres et spatiaux. De plus, les signatures énergétiques des quelques vaisseaux de classe démiurge détectées lors de notre séjour ont été de nouveau captées dans d’autres systèmes au cours de soixante-dix jours standards suivant l’heure zéro.
Nous nous dirigeons actuellement vers l’amas de Fernus à 115 années-lumière de là, la transmission astropathique de ce rapport risque d’être délayée en raison des perturbations dues à l’invasion Tyranide de l’amas.
Ce qui a été vu fut écrit,
Selon SA volonté.
Historitos Majoris,
Classe Primus,
Émile Saint-Clair.
+Commande-Archivage+
+Ordo//Historitor~/
+Classe//Consilium moderatum//
++Registre//AD//MUN/Militarum/P/F6/42.025/CM/218
+++FIN DE TRANSMISSION+++





