[Striscia] Campagne ouverte : Par delà les mers

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algrad
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[Striscia] Campagne ouverte : Par delà les mers

Message par algrad »

Résumé de la campagne ouverte
Par delà les mers


Épisode 1 du 19/12/2025

25 décembre 1789

Chère Marie,

Cela fait deux jours que je t'ai quittée sur ce port de Brest, mais tu me manques déjà.
L'ambiance n'est pas mauvaise sur le Sainte-Sophie, mais passer Noël sans vous me déchire le cœur. J'espère que les évènements de Paris ne s'envenimeront pas, cela m'effraie pour vous et pour la nation. Mais ne t'inquiète pas pour moi, le Sainte-Sophie bat du fier pavillon royal et le capitaine [de l'eau a partiellement effacé l'encre] est un navigateur émérite, en plus d'être un officier et soldat hors-pair. Je ne sais guère où nous allons, ni même le but de cette curieuse expédition lancée cette veille de Noël, mais ce que je sais c'est que c'est important pour la France, mais aussi pour notre famille. Une fois rentré, nous n'aurons plus de soucis à nous faire pour notre avenir financier et je me languis de pouvoir passer tout mon temps avec vous deux.

Nous sommes cent-cinquante à avoir embarqué à bord et même si beaucoup sont des marins et soldats, il y a quelques têtes qui me paraissent pour ainsi dire curieuses. Il y un certain Al Azar, un homme mal-propre sur lui, à la tignasse hirsute, mais qui est doté d'un vocabulaire soutenu. Il me fait penser à ces hommes de science que nous avons embarqué et qui jouent le rôle de cartographes aux côtés du capitaine. Il me parait tout aussi excentrique. L'autre soir je l'ai aperçu aux côtés d'un de ses congénères à regarder à travers un sextant en pleine nuit, le ciel couvert. Je ne sais pas ce qu'ils tentaient de regardaient, mais je suis certain qu'ils ne voyaient rien. Nul ne peut voir dans une nuit sans lune. Il semble proche d'un certain Clovis, a priori ecclésiastique si j'en crois le chapelet qu'il arbore en permanence. Ce qui est curieux ce sont ses vêtements qui sont loin d'être aussi raffinés que ceux du père [Une autre tâche d'eau, plus grande, défigure la belle écriture] ...vec les officiers. Il y a aussi ce roux à la peau brûlée. André je crois. Lui ne m'inspire pas confiance. Je parie que c'est un espion Irlandais ou un truc du genre. En parlant d'espion, un certain Diego Garcia a été arrêté dès le début de notre périple, mais curieusement je l'ai retrouvé libre quelques heures plus tard alors qu'il avait été emmené par deux soldats. Peut-être est-ce quelqu'un d'important... Enfin il y a ce vieillard, Jean de l'Astrolabe comme il se fait appeler. Il n'arrête pas de raconter des histoires de son passé en tant que marin ou je-ne-sais-quoi sur le vaisseau éponyme mais je ne le crois guère. Comment un homme si âgé peut-il être à bord ? Et qui plus est, cela fait maintenant un an et demi que nous n'avons plus de nouvelles de l'Astrolabe et de la Boussole alors que son capitaine, Jean-François de la Pérouse, est un navigateur émérite. J'ai bien peur qu'il ne leur soit arrivé malheur. Cela rend le récit de ce vieillard plus de suspect. Je pense qu'il perd la boule.

Mais il y a d'autres personnalités plus amusantes à bord, comme cet artiste, Matteo Contarini. C'est un des favoris du capitaine. Il paraît même que la figure du proue du Saint-Sophie a été créée par cet homme. Je pense que je vais essayer de lui parler prochainement, cela pourrait nous être bénéfique dans le futur si notre famille devient amie avec celle d'un grand artiste.

J'aimerais t'en parler plus encore, mais je dois arrêter là cette lettre. Cela fait maintenant deux fois que mes camarades de cabine me disent de me presser. La célébration de Noël va commencer, il ne faut pas que je rate cela si nous ne voulons pas attirer le mauvais œil sur cette expédition.

Je vous aime,
[Le reste de la lettre est déchirée]
Paul, vice-président
Rowan Byzantium
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Re: [Striscia] Campagne ouverte : Par delà les mers

Message par Rowan Byzantium »

Dans ce premier épisode, nous avons embarqué à bord du Sainte-Sophie, un bateau de la marine royale française, ce 24 décembre 1789.

Bien qu'en mission officielle, le but est un peu vague, et les quelques clandestins se rendent bien vite compte que même la plupart des occupants du bateau n'en savent pas beaucoup plus qu'eux. L'un des membres du groupe se lie toutefois d'amitié avec un homme un peu étrange nommé Stéphane, d'une allure de scientifique fou, qui regarde l'horizon à travers un sextant malgré la nuit tombante et l'obscurité, qui lui présente ensuite la cellule des six cartographes qui calculent l'itinéraire du bateau vers ce projet très secret. Il indique que, malgré ses appréhensions, ils passeront par le cap Horn durant leur voyage.

Une attaque de pirate à lieu dès le premier soir, dans la nuit. Ils sont cependant rapidement vaincu par les soldats à bords du galion, qui semblent chevronnés. On apprends plus tard que ce sont des soldats du roi, expliquant leur adresse et leur élégance au combat.

Stéphane partage ses craintes sur les espions qui pourraient vouloir se saisir de son artefact, le fameux sextant : lorsqu'on l'utilise, on peut effectivement apercevoir dans le ciel une ligne verte surnaturelle qui file droit vers les mers du Sud et pointe un endroit précis, la véritable destination du navire. C'est une île qui, d'après les légendes, mènerait à un autre monde où se trouvent monts et merveilles, mais tout autant de danger.

La vie reprends son cours sur le bateau ; si beaucoup dorment, certaines personnes font des tournois de dés illégaux dans les cuisines, tandis que d'autres se rendent compte de l'absence de pavillons ou autre drapeaux ornant les mats, signifiant que le bateau est hors-loi. Cette nuit-là, une croix est tracée sur la porte des bureaux du préposé aux drapeaux.

Ils fêtent ensuite la messe de Noël, et tout semble bien se passer. Jusqu'au moment où un certain nombre de personne aperçoivent un mouvement étrange de la mer - en regardant à travers le sextant, ils s'aperçoivent qu'il s'agit d'un bateau fantôme qui, surgissant d'une brume surnaturelle, leur fonce soudainement dessus…
Victor M
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Re: [Striscia] Campagne ouverte : Par delà les mers

Message par Victor M »

Journal d'expérience d'Azar Al
Vendredi 25 décembre 1789, vers 1 h
Après avoir clairement identifié ce navire comme une découverte majeure pour la science, nous avons informé le capitaine de son approche rapide. Avec un temps de réaction de plus d'une minute de la part du capitaine, la manœuvre d'évitement a échoué. À partir de 300 mètres (1/6 mille nautique) de distance entre les deux navires, le navire fantôme était clairement visible à l'œil nu. Ce navire ressemblé en termes de conception à un trois-mâts comme on en construisait il y a plusieurs générations, plus petit que la Sainte-Sophie. Mais le navire en lui-même ne bloqué pas la vue, on pouvait clairement observer l'empreinte du navire sur la mer. L'Opacité de chaque élément était de 10 % environ, avec une émission de lumière verte plutôt faible. Malgré la transparence partielle du navire, il est impossible de voir les pièces intérieures.
Le capitaine a ordonné de tirer une bordée contre le navire fantôme. Les tirs de canon qui ont fait mouche n'ont pas fait de dégâts. Lorsque le navire fantôme nous a éperonné, le choc de l'impact a provoquer de nombreuses chutes, mais aucun dégât contre la coque de la Sainte-Sophie. Auguste, charpentier de marine et Thierry, médecin charlatan affirment qu'il y avait une voie d'eau dans la calle sans pour autant qu'il y est de dégât apparent. Ces dires me semblent que peu fiables. Ce qui est sûr, c'est que le navire fantôme était en collision avec la Sainte-Sophie. Les deux navires comme imbriqués l'un dans l'autre. Un vaillant marin du nom de Matt Avoil a abordé ce nouveau genre de navire, et il était étonnamment tangible. Matt suivit de Diego Garcia et de Mîchel Ange sont entré en premiers dans les entrailles du navire, alors qu'ils passent la porte du 1er pont, ils disparaissent à notre vue. J'ai récolté un échantillon du navire (20 cm de boot) pour de plus amples études avant de suivre les autres à l'intérieur.
Une fois passé la porte, le navire fantôme reprends l'apparence d'un navire classique. Le décor semble abandonné depuis longtemps, mais il y a sur la table à manger le plein de victuailles qui paraissent fraîches. Je retrouve mes compagnons d'abordage dans les quartiers du capitaine, il fixe avec incrédulité un grand miroir sur pied. Le miroir reflète la pièce où nous nous trouvons, mais cela nous représente sous la forme de squelette pourrissant. C'est des plus intrigants, d'autant plus intrigant que nous apercevons également le capitaine squelette uniquement à travers le miroir. Mîchel a soufflé de la fumée de tabac à travers le capitaine, la fumée passe au travers dans la pièce, mais également dans le reflet du miroir. En lançant une boulette de papier sur le miroir, la boulette entre à l'intérieur du reflet et touche le capitaine, mais la boulette disparaît de l'intérieur de la pièce. En essayant avec un doigt humain, le doigt et tranché net lorqu'il est retiré. Une balle de mousquet tiré sur le reflet du capitaine a tué ce mort, et la mort du capitaine a fait disparaître le navire. Nous retrouvant au milieu du vide, à tomber dans les remous de l'océan
Avec ce genre de récit, il serait des plus judicieux de suspecter une hallucination collective. La disparition de l'échantillon de navire fantôme me pêne, mais Matt, Diego et Mîchel s'en sortent avec des blessures singulières. Matt a subit une étrange cicatrice sur sa main droite (à essayer de prendre quelque chose dans le bureau du capitaine), Diego porte une brûlure en forme de main sur son poignet droit (à tâter le fond d'un coffre, et a senti une main le saisir) et Mîchel a désormais un doigt (auriculaire droit) en moins (à mis son doigt dans un miroir aux propriétés de reflet étrange).

Après plusieurs jours de traverser sans autre incident majeur, nous arrivons en vue du port de Cayenne. Nous y ferons escale avant de repartir vers notre destination.
Victor M
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Re: [Striscia] Campagne ouverte : Par delà les mers

Message par Victor M »

Journal d'expédition de Azar Al
Samedi 2 Janvier 1790, matinée
La Sainte-Sophie s'est amarrée au port de Cayenne dans la matinée. Dans le but de remplir nos réserves de provisions, d'eau et des autres choses utiles pour la suite du voyage. Les hommes d'équipage ont immédiatement débuté le ravitaillement, mais les passagers du nom d'Antonio di Capri (un Italien) et d'Arsène Lüup (un Allemand ?), ont entendu certains soldats du bagne de Cayenne commencer à paniquer pour une raison inconnue. Désireux de découvrir la vérité Arsène Lüup à récupéré un insigne tombé au sol, et ses plus beaux vêtements d'apparat pour tromper les garde locaux et se faire passer pour l'un de leurs supérieurs.

De mon côté, je suis descendu du navire pour réaliser quelques courses pour les cartographes et mon ami Thierry Pichard. Thierry m'a fourni une bouteille de Pastis artisanal pour servir de monnaie de troc. Pour un bagne miteux, j'ai eu une grande chance de trouver une papeterie correcte, même si le vendeur ne savait pas ce qu'il vendait exactement. En parlant du vendeur, pour quelqu'un qui ne boit pas d'alcool, lui échanger de l'encre, du papier, un carnet et une carte du bagne contre une bouteille de Pastis n'a pas été simple. Heureusement, l'attrait de la nouveauté et des produits exotiques a eu raison de sa volonté, et également quelques mensonges par omission volontaire.

Pendant ce temps, Arsène suivis par l'ombre d'Antonio, ont découvert que la colère grondait dans le bagne, les prisonniers de cette immense prison voulait à tout prix sortir, en utilisant la force de préférence. Après une âpre négociation, les soldats face à la porte auraient décidé de leur propre chef d'ouvrir les portes du bagne. Déclenchant un raz-de-marée de prisonniers en colères dans les quelques rues de Cayenne. Arsène et Antonio fuyant à toutes jambes les gardes du bagne, apparemment désireux de leur mettre à dos la faute de l'ouverture de la porte, m'ont croisé au milieu de la route pour se rendre au port. En hélant mon nom comme des âne et pérorant que je suis leur ami et complice. (note pour plus tard, ne plus sauver d'étrangers dans les ruelles sombres). Courir avec un sac de course, une rue mal pavé et des gardes belliqueux n'est pas la meilleur idée lorsque l'on n'est pas un grand sportif, mon nez en a prix un coup. Je ne m'en sors pas trop mal, la fiole d'encre est intacte et je suis remonté sur le navire sans autre séquelle que mon amour-propre. La chance a fait la grimace à Antonio, une balle de mousquet l'a atteint au mollet droit. Arsène et Antonio ont eux aussi réussi à rejoindre le navire avant que nous ne levions l'ancre en toute hâte.

Durant tous ces événements, il est bon de rappeler le bon sens de Thierry, resté sur le pont de la Sainte-Sophie. Alertant le capitaine du remue-ménage sur le bagne et seul témoin oculaire de la scène de l'ouverture des portes. Il a été le premier as donné des directives et faire sonner la cloche du branle-bas de combat. Sans lui, nous aurions perdu un temps précieux. Même si son idée de tirer au canon depuis le port a causé plus de panique que d'apaisement.

Après cet événement majeur pour Cayenne, nous sommes tous passés par l'infirmerie de bord. Le médecin en chef, Eustache Salazar, propose d'amputer la jambe d'Antonio pour lui sauver la vie. Thierry a tenu tête au médecin en chef, lui le médecin non-officiel, pour faire une opération propre et éviter l'amputation. Malgré moult réticences, le médecin-chef a laissé faire Thierry à la demande du patient (Antonio). Après avoir assommé Antonio avec une bouteille de Pastis et une claque à champ de ma part, L'opérations est un succès.

Le capitaine (au nom maudit) nous a demandé un rapport détaillé de la situation de Cayenne, que nous lui avons rendu en main propre (après une toilette pour ma part car la méthode d'anesthésie de Thierry à tendance à faire vomir les patients). Thierry en a profité pour demander à prendre le poste de médecin-chef, au vu de l'incompétence et de la fainéantise d'Eustache, malheureusement, son poste a été décider par le capitaine donc sa demande est tombé à l'eau.

Je suis passé avec Thierry voir Stéphane et les cartographes. Ils sont inquiets pour notre itinéraire, les réserves d'eau sont incertaines, et nous aurons le besoin impérieux de faire une escale très prochainement pour ne pas mourir de déshydratation.
Nous avons fait plusieurs fois le tour du navire pour savoir quelle seras le nouvel itinéraire, le préposer à la barre, Jean Nohm, suis les directives des cartographes et n'offre pas de réponses à nos questions. Il connaît par contre le nom du préposer au drapeau, Edouard Chépas. Décidément, sur ce navire, il est difficile de trouver le bon préposé, car tout le monde semble être un préposé à quelque chose. Pour confirmer cette supposition, nous avons demandé au premier matelot venu s'il était préposé. Nous avons donc rencontré Arthur Haddock préposé au poisson, la reconnaissance des poissons précisément, qui à un oncle du nom de Finn Düs. Nous avons par la suite tenter notre chance auprès du préposer à l'intendance, un certain Christophe Line. Il n'était pas dans sa cabine donc j'ai pris la responsabilité de chercher par moi-même l'inventaire mis à jour par la dernière escale. Avec un bureau aussi bien rangé, je pensais la tâche facile, mais aucune trâce de ce fameux document, le dernier inventaire est totalement caduque car trop ancien. Thierry a trouvé Christophe au mess, mangeant la bouillie infâme des cuisiniers. Ce pauvre homme a bénéficié d'une séance de psy avec notre médecin favori. De son aveu, il a perdu l'inventaire. Face a ce constat, nous avons poursuivi nos recherches dans les cuisines. Thierry se fait appeler personne pour entrer lors de la réunion des joueurs clandestins. Il torche un joueur du nom de Jean-Jacques Qui avec une autre de ses saintes bouteilles de Pastis, puis il entreprend, dans un souci de variété du régime alimentaire des matelots, d'ajouter la recette de la bouillabaisse au livre des cuisiniers. Mais aucune trace de l'inventaire ici.

Journal d'expédition de Azar Al
Dimanche 3 Janvier 1790, matinée

En ce début de matinée, nous avons repéré un navire battant pavillon espagnol, au vu de sa direction, ce n'est affaire que de quelques minutes avant qu'il ne nous aborde. Thierry est parti en quête d'huile dans la cale. Dans la cale il a découvert que Diego Garcia n'est probablement pas le seul clandestins à bords. en fouillant la cale Thierry à trouvé l'inventaire à jour. Je suis parti de mon côté avertir le capitaine de la situation. Il n'était pas dans ses quartiers, mais dans les quartiers des cartographes. Je vais devoir contrôler que Thierry ne distribue pas trop ouvertement du Pastis dans tout le navire, car le capitaine n'est plus en état de faire quoi que ce soit. Alors que le navire espagnol se rapproche, nous comprenons que ses intentions ne sont pas belliqueuses, mais diplomatiques. Pile au moment où notre Capitaine ne doit surtout pas ouvrir la bouche. Alors que l'incertitude monte à bord du navire, je propose que quelqu'un de frais prenne la place du capitaine pour notre bien à tous. Bien sûr, il faut avant qu'on lui emprunte son chapeau au fier panache.
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